Et ses yeux bien trop clairs de nouveau plantés dans les miens.

Tandis que je me préparais en quatrième vitesse dans la pièce d’à côté, je la reconnaissais entre mille : sa voix. Plus d’un an nous séparait, et pourtant, c’était comme si je l’avais toujours entendu. Comme si nous ne nous étions jamais quitté. Mon coeur qui fait des soubresauts. Mes jambes qui se pressent d’aller au salon. Mes bras qui se jettent à son cou sans même m’en apercevoir. C’était lui, toujours le même, ses cheveux blancs et ses yeux bleus perçants. Son sourire tendre que je n’ai jamais vu pour quelqu’un d’autre que pour moi. Ses grandes mains puissantes rompues par le temps et le travail. Ses discours toujours fidèles à ce qu’il est. Et mon âme qui s’accroche à lui, parce que tout ce qu’il dit est si vrai, si juste, si profonds. Ses colères, ses passions, sa simplicité, tout résonne en moi comme s’il était fait pour me comprendre. Et je ris en pensant au moment où j’avais peur de le revoir, où je me demandais si ce ne serait pas étrange de se retrouver dans la vie de tous les jours, s’il ne m’aimerait pas moins. Mais non, tout était parfait, tout était comme avant, et même mieux encore. Plus de mots, plus de conversations, plus de tendresse à peine dissimulée. Et son regard de fierté sur ma fille. Puis sur moi. Ses lèvres sur mon front, sa main sur mon épaule. Son air tendre et penaud, lui, le roc, la forteresse insurmontable que tout le monde croyait inaccessible. Tout le monde sauf moi. Parce que là dessous il y a son coeur si grand, et ses idées si proches des miennes.
Et ce temps qui passe si vite. Le revoilà déjà parti.

Pourtant, dans la pièce, son rire tonitruant résonne toujours.

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Moi je n’étais rien et voilà qu’aujourd’hui je suis la gardienne du sommeil de ses nuits.

Tu sais, avant toi, j’avais beau dire tout ce que je voulais, je ne savais rien de l’amour. Bien sûr, j’ai aimé et j’aime profondément certaines personnes, et c’est fort. Mais rien ne laissait à présager qu’il y avait un amour encore plus fort. Viscéral. Incontrôlable. Imbattable. Avant toi, je n’avais qu’une pale copie de l’amour fou. Et puis tu as débarquée, et tu avais beau être très attendue, j’étais quand même très loin d’imaginer l’ampleur de tout ça.
De l’amour que je te porte, tellement exclusif. Des sourires de ton père, si nombreux, si sincères. De la fatigue et de la peur de mal faire, déroutantes. De mes limites de patience, inattendues. De mes larmes : à ta naissance, en te regardant dormir, en me disant qu’on ne peut pas abandonner un enfant, en voyant ton premier sourire, en étant fatiguée, en étant désarmée face à tes pleurs quand on a tout essayé, en entendant tes premiers gazouillis. Il y a aussi ta fragilité, ton besoin accru de moi ; et moi, qui suis tellement habituée à fuir, à détruire, j’ai toute ta petite vie entre mes mains qui depuis toi ne tremblent plus. Il y a les magies de l’instant, mes réveils instinctifs durant la nuit pour vérifier si tu respires toujours, mon coeur qui déborde quand tu me souris, quand tu me regardes, quand tu ne cesses de pleurer que dans mes bras. Quand tu dors sur moi, ton petit corps si relâché, détendu, en pleine confiance. Il y a ta tête de coquine qui dépasse de l’épaule de ton père quand il te porte, tes yeux immenses grands ouverts sur le monde, toi qui es si avide de voir, d’entendre et d’apprendre. Cette tête là, oh si tu savais comme je l’aime. Il y a aussi ta façon de t’étirer quand je viens te réveiller le matin, en te cambrant et en faisant ta petite moue avec ta bouche ; et puis viennent les sourires dès que tu croises notre regard, et dès que l’un de nous deux te dit « coucou bébééé! ». Il y a ta petite moue triste, celle que tu fais juste avant de pleurer, quand tu mets ta lèvre inférieure sur ta lèvre supérieure, il ne faudrait surtout pas que tu le saches pour plus tard, mais ça fait vaciller tous mes remparts. Il y a tes grands yeux quand on fait des bruits nouveaux, ou des têtes bizarres. Oui, tes grands yeux, je crois que c’est ce qui te définit le mieux.  Il y a tes gazouillis, ces bruits si beaux qu’ils en paraissent irréels, tes progrès qui se font voir de jour en jour, tes victoires, ton visage qui change si vite, ton petit corps qui devient de moins en  moins petit.
Il y a, il y a tant de choses que je n’aurais pas assez de pages pour tout écrire, pas assez de mots pour faire comprendre aux gens cet amour incommensurable que tu as fait naître en moi. Tu as débarqué dans ma vie un jour de printemps, et cela te va si bien. Tu as abolies mes éternels hivers, pour faire de chaque jour qui passe un printemps, un renouveau, une surprise, une éclosion de bonheur au quotidien.

P.s : tes petits pieds sont les seuls pieds au monde que j’aime, même quand ils sont tous moites.

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On t’a vue pour la dernière fois hier. La dernière fois avant de te voir pour de vrai. Je regardais ta petite, si petite main près de ton visage à travers l ecran en pensant au moment où je pourrai te toucher. Où ta main serrera nos doigts. La ligne d’arrivée devient visible, bientôt nous serons trois, bientôt nos mondes tourneront autour de toi. Il faudra créer tes sourires, tes envies, annihiler tes peurs, t’offrir des aurores qui se voudront éternelles. Plus rien ne sera pareil. Tu seras une pure merveille de vérité et d’insouciance. Et tu en remplieras nos vies si compliquées d’adultes. Bientôt. Ce mot résonne a mes oreilles. Mes mains se languissent de te toucher, mes yeux de te regarder des heures et des heures. Tout mon être tremble d’impatience. Et tandis que tu fais tes pirouettes dans mon ventre, que tu réagis à ma voix et à mes caresses, je me demande comment il est possible d’aimer tant un être qu’on ne connaît même pas.

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Mensonges & dérives.

Quand je relis tous ces mots d’autrefois, tout ces tissus diffus de mensonges, toutes les dérives et les séparations qu’ils ont entraînés… Je me demande comment j’ai pu embarquer sur ces barques instables, comment j’ai pu goûter aux mots tranchants comme des lames. Le mensonge ne fait que des dégâts. Sur soi, et sur les autres. Il nous pourrit de l’intérieur. Il noircit les âmes les plus justes, les plus pures. Comment ai je pu m’enfermer dans des mensonges pendant si longtemps ? Me gaver de faux semblants, et pour quoi faire ? Pour attirer qui ? Quoi ? Pour me faire aimer ? Est ce que j’avais besoin de ça ? Non, certainement pas, personne n’en a besoin. La vie peut être si simple et si lumineuse, l’entacher par de foireux mensonges ne simplifie rien du tout. C’est un cercle vicieux dont on peine à sortir, qui ronge tout jusqu’à l’os. Quand je relis tous ces mots, j’ai le coeur qui se serre de m’être perdu dans ces dédales. Et j’ai le coeur qui jubile d’en être sortie définitivement, et de ne plus me laisser enliser par ceux qui n’ont pas eu la chance d’en sortir.

Parce qu’avec toi, je n’ai jamais eu besoin de mentir. T’as sauvé ma peau.

Rien ne fini l’infini.

C’était toi, là, sur le pas de ma porte. En chair et en os. Et derrière toi, un soleil magnifique qui était sûrement sorti juste pour toi. Sans aucun doute. C’était toi, là, et j’avais beau être ensommeillée, c’était bien réel. C’était bien tes longues jambes et tes cheveux bouclés. Ta voix inimitable. Ton sourire à faire trembler les murs. Tes yeux à la fois pleins d’étincelles et de crainte. Bordel. C’était vraiment toi. Et tu ne dénotais pas dans cette rue où tu n’avais jamais mis les pieds. Mon coeur a sûrement fait des saltos. Je n’en sais rien, je ne voyais que toi. Ton être contre le mien lorsque je me suis jetée contre toi. En chair et en os. Te sentir en réel. C’était toujours ton odeur. Assaillie par ton parfum. Comme si tu n’étais jamais partie, comme si le virtuel qui nous tenait depuis trois ans s’était liquéfié en une fraction de seconde.
Pendant cinq heures qui sont passées comme une poignée de minutes, tu étais dans mon quotidien. Et j’ai tout aimé. Toi, ta voix, nos mots, nos silences, nos contacts. Ta main dans la mienne. Elle s’y adapte toujours aussi bien.

Se sentir de nouveau entière.

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Parce que tous les nuages du monde n’empêchent pas les pleines Lunes, et qu’à chaque fois qu’elle brille se sont nos débuts qui se rallument

Y a toujours de toi partout, tu sais. Dans tous les mots, les miens et ceux des autres. Dans les chansons, dans les poèmes (comme ici), dans les bouts de vie que je croise un peu partout dès que je me décide à ouvrir les yeux. Tu es partout, mais tu n’es plus nulle part. A part dans les mots qu’on échange écrasées de distance. Il me semble que je n’ai pas vu ton visage depuis des Lunes. Ton vrai visage, pas celui des vidéos et des photos. Ton vrai regard. Celui qui pétille de vie, d’émerveillement, de légèreté. Ton rire tonitruant, celui qui fait céder mes murs. Tes mains si longues et si fines. Dis, quand me reviendras tu ? Tu manques à tout. Ma mémoire, mes yeux, mes oreilles se languissent. Mes mots se rappellent de leur beauté quand ils écrivaient pour toi. Et de la beauté des tiens, de ton écriture serrée. Je veux redécouvrir des merveilles. Je veux sentir ton parfum. Il y a quelque chose de fourbe et de beau, avec la distance. On se perd en attente, on imagine mille et une choses, on se confond en souvenirs. On pleure l’absence. Et on vit le retour de façon si spectaculaire. Chaque seconde comme un bien inestimable. Comme un instant qu’il ne faut pas gâcher. Des retrouvailles étincelantes. L’aurore qui renaît au creux du crépuscule.

Mais dis… A quand tes yeux en face des miens ?

Comme le battement d’ailes d’un papillon

Est-ce toi que je sens, quand j’ai l’impression étrange de bulles qui éclatent ? Sens-tu comme je t’aime déjà ? J’imagine tes cheveux qui ont de grandes chances d’être foncés, et tes yeux marrons. J’imagine tout l’amour que tu vas recevoir. Personne n’est parfait, on ne dérogera pas à la règle. Mais tout l’amour qu’on pourra t’offrir, on te l’offrira. On te le montrera, sans artifice et sans glace. Je te promets que tu n’auras jamais de regard cinglant. Que mes bras ne resteront pas raides et froids si tu veux m’enlacer. Je te promets de toujours faire de mon mieux, d’écouter, et d’essayer de comprendre. De ne pas te descendre, mais de tout faire pour t’élever. Pour t’apporter la confiance dont tu auras besoin. J’essaierai de te montrer toutes les possibilités que le monde peut t’offrir, même les chemins dont on ne parle pas, et je te laisserai choisir ta route sans aucune critique. Je tenterai de t’embarquer dans toutes les beautés du monde, que tes yeux soient toujours vifs et ouverts, qu’ils connaissent l’émerveillement et la simplicité de la découverte, des autres cultures, des champs du possible. Je te montrerai ce qu’on garde invisible. Je ferai de mon mieux pour que la pluie ne batte pas tes cils, mais il faudra quand même que tu vois et comprennes les faces sombres de ce monde aussi triste que beau. Que tu comprennes l’horreur et la misère, que tu saches que tout n’est pas facile, tout n’est pas donné, mais qu’avec de la passion et de la bonne volonté, on peut toujours s’en sortir. Et qu’on peut aussi sortir des sentiers battus. Tu verras, ce sont souvent les plus beaux. J’essaierai de te montrer qu’il y a plus de lumière dans l’amour que dans la haine, que la tolérance est un bijou qui s’oublie trop facilement et que la liberté n’est pas si inaccessible que ce qu’ils disent. Mais on a le temps pour tout ça, tu verras.

Est-ce toi que je sens, comme le battement d’ailes d’un papillon ?

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Petite.

Qu’est ce que tu deviens ? Où es tu ? Est ce que tu es toujours au fond de moi, quelque part ? A quoi tu rêves ? Qu’est ce que tu veux ? Tes ciels ne sont plus si noirs, tes mains tremblent moins. Tu as fini d’attendre, presque, oui, tu as presque fini de l’attendre. Le passé se détache petit à petit, même si tu as toujours peur de l’abandon, des gens, des amours fausses et des yeux vides. Mais chaque jour tu avances un peu plus sur un sentier qui te plait, non ? Non, pas encore, le sentier n’est pas sous tes pieds. Mais dans ta tête, oui. Tu discernes de mieux en mieux qui tu es devenue, ce que tu veux, ce qui te fais du bien. Petit à petit tu te retrouves, loin des routes malmenées par le désespoir et la haine. Mais tu as encore du chemin à faire, des efforts à fournir, de la vie à vivre pour de vrai. Tu n’as pas encore mis tes pas sur ce sentier que tu visualises si bien en toi. Le jour viendra où tu seras loin de tout ce qui t’enferme et t’ennuie. Ce jour où tu seras libre de vivre dans la simplicité, loin de l’agitation, de l’opulence et le futile. Ce jour viendra. En attendant, petite, tu as bien avancé. Chaque pas t’éloigne un peu plus de la noirceur que tu incarnais. Tu parles de choses si noires, mais t’es tu penchée un peu sur toutes ces choses formidables qui t’ont amenée à être celle que tu es aujourd’hui ? Celle que je suis ?
J’ai eu tellement de gens formidables dans ma vie. De passage ou pas, peu importe. J’ai eu de la joie sous la tristesse. L’amour porte mille visages.
Le visage de cet inconnu bien plus vieux que moi dont je ne me souviens plus le nom, qui venait me voir au travail pour me raconter ses histoires de voyage et de vie. Il m’a appris la tolérance et l’amour de la vie, sans chichi, il m’a montré que les apparences sont trompeuses et qu’il faut cesser de se méfier de tous ceux qui semblent différents.
Le visage de papa, toute mon enfance, qui m’a appris la nature, la joie de l’exploration, la liberté et la confiance. Surement que je ne lui dis pas assez tout ce qu’il m’a apportée, tout cet amour sans borne et ces odes à la nature qui ont fait celle que je suis aujourd’hui.
Le visage de Paul, ce fou furieux de la vie. Avec lui j’ai vu et j’ai appris, j’ai retenu son être comme un passionné qui fait l’amour à la vie pendant chaque seconde de son existence, qui ne se laisse emprisonné par aucune limite, aucune barrière, il y a juste la vie, ses envies et lui.
Le visage de Soh, qui berce ma vie depuis toujours me semble t-il, qui m’a apporté des bonheurs innommables, des moments de vie irréels, des passages extraordinaires, des aurores à mes matins d’hiver.
Il y a aussi Méduse, mais je ne peux qu’imaginer son visage. Tout ce que je sais, c’est qu’elle m’a fait sourire à l’humanité en me montrant qu’on pouvait encore faire confiance dans ce monde de brutes et de profiteurs, elle a donné en échange de quelques proses, à tous ces inconnus sur lesquels elle ne savait rien.
Le visage de Grégory, son coeur si grand qu’il a fallu réchauffer à nouveau, ses mains cotons qui m’ont protégée et guérie petit à petit, sa vie liée à la mienne par une promesse de taille.
Le visage de mon Zahir, si douce et si compréhensive. Son coeur si plein d’amour sain et grandiose, sa capacité à comprendre et à embellir toutes les petites choses de la vie, sa patience hors norme et ses doigts de fées.
Le visage de Daniel, ses yeux bleus perçants, ses mots pour me guider et avaient confiance en moi, ça façon se m’élever plus haut que tout ce que j’aurais pu imaginer, nos conversations philosophiques et existentielles.
Le visage d’Isa, si belle et si douce, qui m’apprend la sérénité, le calme, et la tolérance dans chaque situation, la façon qu’elle a d’aimer ses enfants, si intensément, tout le beauté qui ressort de chacun de ses mots, de ses gestes.
Le liste serait trop longue, mais tant de visages gravés dans ma mémoire, qui m’ont apporté ou m’apporte toujours des nuées de couleurs et de vie, qui m’ont faite grandir, avancer, qui m’ont relevée.

Parce que la vie, c’est si beau quand on s’y ouvre.

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Cimetière aseptisé.

Des murs trop blancs, des chambres à l’identique, des couloirs sans fond. Des regards hagards. Des familles aux yeux tristes. Toujours la même rengaine, toujours ces infirmières qui font leur travail avec automatisme. Toujours cette odeur de médicament et d’injection à la vie à la mort. Et mon corps qui tremble de se souvenir, mes yeux qui s’embuent malgré moi ; ces murs, oh ces murs trop hauts et trop blancs. Avec ces fenêtres teintées qui ne laissent pas assez passer la lumière. Pourtant, ces gens là, c’est de lumière dont ils ont besoin. Il marchait vite devant moi, du pas pressé de celui qui veut voir comment va la personne à qui il tient. Et moi, je traînais le pas, de ce pas qui se souvient de sa dernière visite dans ce pré-cimetière pour les presque vivants, il y a quelques années déjà. Oui, pas mal d’années maintenant, et pourtant, en marchant dans ces longs couloirs aux odeurs de la mort, j’ai l’impression d’y être venue à peine hier. Je me souviens de mon indignation : comment peut-on laisser les gens mourir dans cet endroit triste et sinistre ? Enfermés, aseptisés de l’air et de la lumière. Comment ?! Et cette odeur insupportable. C’est bien la même partout. Dans tous ces fichus hôpitaux. Je me souviens aussi de son corps si petit et si frêle dans ce lit qui semblait tout grand. Et pourtant, c’était un petit lit, non ? Je me souviens surtout de ses yeux vides de tout sens, qui nous regardaient sans le faire, qui n’avait plus rien d’humain, plus rien de plein, plus rien de vivant. Je me souviens de mon désarroi et de ma peur. Je n’ai pas peur de la mort, j’ai peur qu’on ne soit plus ce qu’on était et qu’on meurt en pantin malheureux.
Lui n’est pas pareil. Quand on est rentré dans la chambre, il était là, il était toujours lui. Seulement frêle et fatigué, mais toujours lui, avec son sourire trop grand pour son visage et ses yeux pétillants. Il nous a fait des blagues, pour nous faire comprendre ou bien nous faire croire que tout allait bien se passer, et qu’il n’allait pas mourir dans ce cimetière aseptisé. Et j’ai eu envie d’y croire.

Parce que personne ne devrait mourir dans ce trou inhumain.

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